
Recherche subventionnée par la Société de la SP
Nombre de personnes aux prises aujourd'hui avec la SP se souviennent d'une époque où rien ne pouvait maîtriser leur maladie. Heureusement, les essais cliniques effectués dans les années 1980, qui ont par la suite mené à l'homologation du premier médicament modificateur de l'évolution de la SP (MMÉSP), ont tout changé. Les médicaments actuels - les interférons bêta, l'acétate de glatiramère et plus récemment le natalizumab - ont révolutionné la prise en charge de la SP.
Au cours des 25 dernières années, nous avons assisté à une véritable explosion d'études nouvelles sur les causes de la SP, sur le mode de développement de cette maladie et sur les raisons de sa progression.
L'IVCC compte parmi les nombreuses pistes d'investigation que la Société de la SP s'est engagée à explorer dans l'immédiat. Aussi, en ce qui concerne les autres voies à étudier, les chercheurs du Canada jouent un rôle déterminant grâce aux travaux innovateurs qu'ils mènent notamment dans les domaines de la génétique, de l'immunologie, de la SP pédiatrique, de la réparation du système nerveux et de la recherche sur les cellules souches.
Voici certaines des avancées de la recherche en SP qui ont marqué les dernières décennies :
- Nous avons la preuve que la myéline peut se régénérer spontanément - il est donc possible de la réparer.
- La myéline se régénère durant les premiers stades de la SP.
- Actuellement, des chercheurs font appel à des cellules autologues pour réparer les lésions de la myéline.
- Des chercheurs ont mis au point de nouveaux traitements pour la prise en charge des symptômes de la SP, telles la douleur, la spasticité et la fatigue.
- La recherche a permis de mieux observer la maladie grâce à la technologie.
- L'imagerie par résonance magnétique (IRM) aide les médecins à diagnostiquer la SP plus rapidement.
- Le Canada est un chef de file dans le domaine des technologies de résonance magnétique, dont l'IRM, utilisées pour mesurer l'activité de la maladie et ses répercussions sur le système nerveux central.
- Les chercheurs ont maintenant une meilleure compréhension de la SP, ce qui se traduit par une meilleure prise en charge de certaines formes de la maladie. Ces progrès ont été rendus possibles grâce à divers types de travaux de recherche :
- études sur les tissus touchés par la SP (pathologie);
- études sur le système immunitaire (immunologie);
- études sur la manière dont la SP progresse en l'absence de traitement (évolution naturelle de la maladie).
- Des scientifiques ont identifié des molécules dont le rôle dans le déclenchement de la réponse immunitaire anormale associée à la SP est majeur, de même que d'autres molécules qui interviennent dans le processus de remyélinisation.
- L'identification des molécules qui, en cas de SP, participent au dérèglement du système immunitaire ou à la régénération de la myéline permettra la mise au point de meilleurs traitements.
- Nous savons maintenant que des facteurs génétiques et environnementaux jouent un rôle crucial dans l'apparition de la SP.
- Il n'y a pas qu'un seul gène en cause.
- Le nombre élevé de cas de SP dans certaines familles est la conséquence de facteurs génétiques.
- Des étapes importantes de la recherche sur la génétique ont ouvert la voie à une étude majeure menée actuellement au Canada dans ce domaine.
- Des études ont révélé que la SP est une maladie coûteuse.
- Le coût de la SP est plus élevé que celui de nombreuses autres affections du fait que cette maladie dure toute la vie.
- Les frais liés à la SP sont principalement assumés par les personnes qui en sont atteintes et leur famille.
- Le coût de la maladie s'accroît au fur et à mesure que les incapacités s'aggravent.
La Société canadienne de la SP offre un programme de recherche qui consiste à financer des travaux de recherche qui répondent à certains critères, soit l'excellence scientifique et la pertinence de l'étude proposée. Les demandes de subventions de recherche en lien avec l'IVCC et la SP sont soumises à un processus d'examen rigoureux qui, conformément à d'autres processus d'arbitrage nationaux et internationaux, est assuré par un groupe d'experts qui ne doivent pas se trouver en situation de conflit d'intérêts. Le comité d'examen formule des recommandations qu'il transmet au comité médical consultatif (CMC). Celui-ci fait par la suite ses recommandations au conseil d'administration de la Société de la SP quant à l'attribution de subventions en vertu du programme de recherche sur la SP. Des subventions sont ensuite accordées en fonction de la disponibilité des ressources provenant de dons du public.
Pour en savoir plus au sujet du programme de recherche de la Société de la SP, nous vous invitons à consulter notre publication intitulée Recherche sur la sclérose en plaques - Pour stopper la SP.
Pour obtenir plus d'information sur les travaux de recherche subventionnés par la Société de la SP, rendez-vous sur notre site Web.